⮜ Retour

Encourager la réduction des émissions de gaz à effet de serre des élevages et cultures

Que faire de plus pour le climat, quand mon entreprise ou collectivité a déjà réalisé un bilan carbone et un plan d’actions de réduction des émissions ? Soutenir des projets bas carbone au travers de la contribution carbone volontaire locale ! C’est une démarche qui permet de prolonger les actions de décarbonation de manière très concrète, et dans une logique de coopération territoriale.

Solenat accompagne les entreprises et collectivités dans ces démarches, et fait le lien avec des agriculteurs engagés dans des projets bas carbone dans les Pays de la Loire. Concrètement, le programme consiste à mettre en place des actions sur 5 ans pour améliorer le bilan carbone des productions agricoles. Il s’appuie sur des méthodes du Label Bas Carbone : carbon agri et grandes cultures. De premiers partenariats ont été signés avec la Banque Populaire Grand Ouest, BPM Group, Engie Solutions, le Festival de Cannes, Zazi films et APS Services.

Retrouvez ici un exemple de projet conduit avec BPM Group : Le groupe BPM soutient des projets locaux avec Solenat – Solenat

Concrètement, les agriculteurs bénéficient d’un diagnostic individuel (équivalent d’un bilan carbone), de formations et d’accompagnement technique, qui leur permettent d’établir un plan d’action de réduction des émissions de gaz à effet de serre sur 5 ans. Ils sont accompagnés financièrement par des entreprises, de manière volontaire, pour sécuriser leurs évolutions de pratiques et investissements.

236 exploitations agricoles de la région sont engagées dans ces projets. A ce jour la démarche est ouverte aux éleveurs de bovins laitiers, allaitants et grandes cultures. Des méthodes équivalentes vont prochainement être publiées pour d’autres filières animales, et productions végétales.

De nombreux bénéfices écologiques : au-delà de l’atténuation du changement climatique, ces projets permettent (selon les actions menées) une réduction des émissions de polluants dans l’air, une amélioration du bien-être animal, un bénéfice pour la biodiversité, une préservation de la qualité des sols et de moindres impacts sur la qualité de l’eau.

Exemples d’actions conduites :

  • modification de l’alimentation des animaux, remplacement du soja importé par des protéines locales
  • modification des rotations et techniques de cultures pour réduire les émissions de GES au champ : moins d’engrais de synthèse, moins de travail du sol, plus de légumineuses…
  • prolongement de la durée des prairies
  • méthanisation ou couverture des fosses pour réduire les émissions liées aux effluents d’élevage
  • utilisation de matériel d’épandage du lisier moins émissif
  • etc.

Repères : le projet d’un élevage ou d’une exploitation de grandes cultures permet d’économiser environ 500 T équivalent CO2. Cela correspond à l’empreinte carbone d’une dizaine de citoyens français, ou l’équivalent de près de 2,3 millions de km en voiture thermique.

⮜ Retour

Agir pour la biodiversité : des champs fleuris pour les pollinisateurs

Les pollinisateurs sont un maillon essentiel de l’équilibre de la vie animale et végétale. En s’impliquant aux côté des agriculteurs pour leur préservation, les entreprises peuvent contribuer concrètement au défi de la biodiversité dans le cadre de leur RSE.

Le principe du projet est simple : des agriculteurs volontaires s’engagent pendant 5 ans à semer et entretenir des couverts végétaux composés d’une diversité d’espèces favorables aux pollinisateurs selon un cahier des charges précis. Ces champs fleuris apportent des ressources alimentaires supplémentaires grâce à des mélanges de plantes adaptées. Solenat les rémunère sous la forme d’un contrat de prestation pour service environnemental, et effectue le suivi. L’association est soutenue dans ce projet par des entreprises mécènes : le groupe Brangeon, PRB et Actual qui sont sensibles à la préservation de la biodiversité sur leur territoire.

Solenat propose ses compétences aux entreprises qui souhaitent s’impliquer dans ce projet, en :

  • identifiant des agriculteurs volontaires,
  • les accompagnant dans la réalisation des couverts végétaux fleuris,
  • réalisant le suivi et la gestion administrative.

Les mélanges comportent par exemple des trèfles, de la luzerne, de la phacélie, des tournesols, des radis, du mélilot, etc.

Ce travail a commencé à se concrétiser chez les agriculteurs (éleveurs et viticulteurs) engagés en Maine-et-Loire, Vendée, Loire Atlantique, Mayenne et en Sarthe. Les premières parcelles ont fleuri en fin d’été 2021. 4 ans plus tard, se sont 20 agriculteurs qui sont engagés dans cette pratique.

Une partie des mélanges sont semés en juillet, après les récoltes de céréales ou colza. Ils fleurissent à partir de la fin d’été et sont broyés avant la culture suivante au printemps. Chaque année pendant 5 ans, de nouveaux couverts dits « d’interculture » seront à nouveau semés. On utilise des espèces annuelles à croissance rapide.

D’autres, appelés jachères pluriannuelles, sont semés à l’automne et maintenus 5 ans au même endroit. Ils fleurissent plus tôt au printemps. Ces deux types de couverts sont complémentaires en termes de périodes de floraison.

Votre entreprise souhaite contribuer au projet dans le cadre de sa RSE ?

Solenat souhaite développer ce projet, grâce à des partenariats avec de nouveaux financeurs. Deux modalités sont possibles selon les capacités de financement :

N’hésitez pas à nous contacter !

TEMOIGNAGE – Diversifier mes couverts d’interculture

Antoine, agriculteur à Neuvy-en-Mauges

Déjà en réflexion sur des aménagements pour la biodiversité sur l’espace naturel sensible de la Morosière, l’éleveur a engagé 3ha en couvert d’interculture semé en été 2021. « Le mélange comprend de la vesce, du mélilot, du trèfle et du seigle. Il sera récolté en avril et je sèmerai à nouveau un mélange sur une autre parcelle l’été prochain. La levée a été tardive car le sol était sec, mais depuis les pluies des deux derniers mois, il s’est bien développé. Les floraisons vont bientôt commencer. L’année prochaine, nous ajouterons une bande de jachère pluriannuelle. C’est complémentaire par rapport aux haies déjà présentes qui contiennent des espèces bénéfiques aux abeilles : châtaigniers, saules, noisetiers, etc. »